lundi 24 juin 2013

Bonne Saint-Jean!


Au fond de moi je porte un combat, celui du pays que mon peuple s’est refusé. Je me bas au quotidien pour ma langue. Québécoise, française, forte au cœur d’une Amérique anglophone.

Je me bas pour ma terre, mon air, mes rivières, ma culture. Ils  sont miens, ils sont nôtres. Fête Nationale ou Saint-Jean Baptiste, avec ou sans crucifix, le sens reste le même, fêter le Québec et les gens qui l’habitent.

À travers leur art, plusieurs auteurs compositeurs ont acclamé le Québec avec des chansons emblématiques et ils continuent de le faire. Dans son plus récent album, le groupe Mes Aïeux nous a donné un texte admirable à écouter pour se donner l’énergie nécessaire afin de  poursuivre le combat de notre pays en devenir.

Les Oies sauvages.

dimanche 23 juin 2013

Revenir, encore


Revenir de voyage. Revenir chez soi, dans son pays, sa ville, sa maison, revenir au boulot. L’excitation du départ, le confort du retour, le désir de repartir.
La chance que l’on a de pouvoir éprouver toutes ces sensations.


samedi 24 novembre 2012

L'herbe des nuits


"Nous aurons été pour si peu de chose dans la vie..."

 L'herbe des nuits
de Patrick Modiano
Éditeur: Gallimard
 
Patrick Modiano nous amène dans un Paris nocturne, il nous guide le long des rues faiblement éclairées. Il nous fait reculer dans le temps, au gré de souvenirs flous, de notes succinctes et minuscules qui retracent de sales histoires au creux d’un carnet noir. Les souvenirs et les gens surgissent au coin d’une rue ou au fond d’un café. Recherche d’identité, de vérité… peu importe. Il est possible d’aimer éternellement sans jugement, sans procès…. Les souvenirs restent dissous dans la pénombre.
On lit ce roman au rythme de la marche, lentement, en s’arrêtant parfois comme on le ferait sur un banc, pour se pencher sur le passé et voir surgir des détails.



« Les saisons varient et se confondent dans le souvenir comme si celui-ci, au cours des années, vivait de sa propre vie, une vie végétale, et qu’il n’était jamais une image fixe et morte. »

mardi 10 avril 2012

Graffiti


Tout en haut d'un immeuble, coincée entre la brique et le béton, une invitation à s'unir avec la terre.

 

dimanche 13 novembre 2011

Espoir

La sensation du temps qui passe et l’impression qu’il ne faut jamais perdre espoir en l’avenir sont des idées qui m’habitent en permanence.

J’y vois un lien avec le film L’Arbre de la vie de Terrence Malick que j’ai vu pour la première fois dans l’avion entre Paris et Montréal. Quelle fabuleuse expérience que de voir ce film mystique en plein ciel. Souvent dérangée, j’avais interrompu le visionnement à plusieurs reprises mais les images m’habitaient encore et je ressentais le besoin de revoir le film pour en saisir tout le sens. C’est ce que j’ai fait hier soir. Si certains trouvent que ce film est trop axé sur la foi religieuse, je l’interprète plutôt comme le fait qu’il importe de garder espoir dans un avenir qui dépasse tout ce qu’on imagine.


À l'heure du lunch

dimanche 6 novembre 2011

Histoires de pêche

Mon histoire vraie de David Lynch est un ce ces livres phares qui m’inspirent et dans lequel je plonge régulièrement. Lynch décortique son processus créatif et comment la méditation rythme sa vie et sa création. Le titre anglais, Catching the big fish, illustre encore mieux son propos. Les poissons sont comme des idées qu’il faut attrapées. Pour attraper les bonnes idées, il faut être bien préparé, autant physiquement que mentalement. Le « bien-être » est un terme qui correspond parfaitement à cette source de force physique et mentale. Voilà ce David Lynch écrit à ce propos :



« Le bien-être est comme un gilet pare-balles. C’est quelque chose qui vous protège. Si vous avez suffisamment de bien-être, c’est l’invincibilité. Et quand la négativité commence à se dissiper, on peut attraper davantage d’idées et mieux les comprendre. On est en mesure de démarrer plus facilement. On a plus d’énergie, nos idées sont plus claires. Alors on peut réellement se mettre au travail et traduire ces idées dans tel médium ou tel autre. »



Lynch utilise la méditation pour se procurer du bien-être. Je crois que c’est un excellent moyen et que c’en serait un pour moi aussi. J’ai peine à installer cette discipline quotidienne mais déterminée à réussir.



L'aviez-vous remarqué?

lundi 26 septembre 2011

Retour de voyage

Le temps avait perdu sa forme habituelle. Les journées ne semblaient plus avoir vingt-quatre heures. Les neuf jours passés à Paris se sont plutôt amalgamés pour former un tout, une bulle de temps insécable. Paris est passé à travers mes yeux, mon cerveau, je l’ai pensé, réfléchi, analysé encore et encore. Je me suis approprié Paris. Paris n’est plus un Paris de carte postale, mais mon Paris à moi.


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