lundi 26 septembre 2011
Retour de voyage
Le temps avait perdu sa forme habituelle. Les journées ne semblaient plus avoir vingt-quatre heures. Les neuf jours passés à Paris se sont plutôt amalgamés pour former un tout, une bulle de temps insécable. Paris est passé à travers mes yeux, mon cerveau, je l’ai pensé, réfléchi, analysé encore et encore. Je me suis approprié Paris. Paris n’est plus un Paris de carte postale, mais mon Paris à moi. 
lundi 16 mai 2011
Des étoiles
C’est un souper entre collègues. Des collègues qui deviennent presque amis quand, le soir venu, ils se rassemblent pour fêter l’anniversaire de l’un des leurs. Ils s’enveloppent de l’atmosphère d’un bon restaurant, ils s’enivrent peu à peu à force de boire et de manger. J’observe. Je contemple ceux et celles que je côtois quotidiennement agir autrement. Ils se comportent, soudainement, à la barrière de ce que ce qu’ils sont dans la vie personnelle et professionnelle. Certains s’abandonnent moins que d’autres, à moins qu’ils ne restent toujours les mêmes. J’ai la chance d’être assise devant deux jeunes hommes. Je peux observer les étoiles dans leurs yeux chaque fois que la jolie serveuse asiatique vient à notre table. Étoiles filantes qui voyagent entre une jeunesse qui s’éloigne de moi. Je contemple et suis émue.

mardi 26 avril 2011
Réapprendre à nager
Hier j’ai lu d’une traite Les chaussures italiennes d’Henning Mankell. Je m’y suis plongée, un peu comme le personnage principal s’immerge dans l’eau glacée chaque matin. Parce que c’est de glace et de froideur humaine qui dégèle difficilement dont il est question dans ce roman. Je n’aurais peut-être pas été aussi réceptive à cette histoire en plein été, mais le climat de notre printemps gris et pluvieux s’y prêtait tout à fait.
Depuis quelques années, dans toutes les sphères de la vie, je surfe plus que je ne plonge. Je nage en surface. Je manque de souffle. Il faut que je m’entraîne pour retrouver la forme.
Depuis quelques années, dans toutes les sphères de la vie, je surfe plus que je ne plonge. Je nage en surface. Je manque de souffle. Il faut que je m’entraîne pour retrouver la forme.

La vie était ainsi : quelqu’un nage, quelqu’un d’autre le regarde.
-Les chaussures italiennes, Henning Mankell
lundi 21 mars 2011
lundi 7 mars 2011
Neige de mars
dimanche 19 décembre 2010
En climat tempéré
Si on tempère à l'excès, on peut dire qu'il n'y a jamais rien de grave mais que rien n'est anodin non plus.

vendredi 19 novembre 2010
Les Musées d'ailleurs
De retour d'un séjour de cinq jours à Boston, je m'en remémore les meilleurs moments. Ce sont les musées qui me restent en têtes. On y retrouve des choses inertes mais tellement vivantes. Inerte et vivant ne sont pas incompatibles. Tout d'abord, le Isabella Stewart Gardner Museum abrite des trésors tels des Titian, Matisse, Vermer et Rembrandt. L'image de la grande voyageuse, Isabella, est peinte par John Siinger Sargent, son ami. C'est la maison d'Isabella Stewart qui est devenu un musée, on y visite les pièces, remplies des collections qui sont partout; sur les murs, les plafonds, les meubles... Une cour intérieure avec jardin qui se transforme au fil des saisons nous émerveille. J'aurais aimé lire la biographie de la mystérieuse aventurière mais plus une copie n'était disponible à la boutique.
C'est au musée des beaux arts que j'ai trouvé un guide qui me donnera quelques indications sur sa vie. J'ai aussi trouvé un recueil de lettres que lui avait envoyé son grand ami, Henry James.Bien que j'ai été déçue de ne pas avoir visité la nouvelle aile réservée à l'art américain (elle était pour l'instant réservée aux membres), j'ai apprécié ma visite au Musée des beaux arts. Plus riche en oeuvres impressionnistes que tout ce que j'avais vu au paravent j'ai été charmée. J'ai aimé la formidable salle remplie de Bouddhas, les expositions temporaires, cells du photographe de mode Avedon et celle du peintre Millet où j'ai vu l'esquisse des Glaneuses. Je regrette d'avoir loupé l'aile qui regroupait les artistes américains. Y retournerai-je?



C'est au musée des beaux arts que j'ai trouvé un guide qui me donnera quelques indications sur sa vie. J'ai aussi trouvé un recueil de lettres que lui avait envoyé son grand ami, Henry James.Bien que j'ai été déçue de ne pas avoir visité la nouvelle aile réservée à l'art américain (elle était pour l'instant réservée aux membres), j'ai apprécié ma visite au Musée des beaux arts. Plus riche en oeuvres impressionnistes que tout ce que j'avais vu au paravent j'ai été charmée. J'ai aimé la formidable salle remplie de Bouddhas, les expositions temporaires, cells du photographe de mode Avedon et celle du peintre Millet où j'ai vu l'esquisse des Glaneuses. Je regrette d'avoir loupé l'aile qui regroupait les artistes américains. Y retournerai-je?
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