lundi 21 mars 2011

lundi 7 mars 2011

Neige de mars

L'expérience nous enseigne que le changement ne peut provenir de l'extérieur. Si l'environnement se modifie, nous restons les mêmes face aux changements de décor. D'abord, il doit y avoir désir de changement puis, la détermination nécessaire pour le provoquer.
Là réside toute la difficulté.

Neige en mars

dimanche 19 décembre 2010

En climat tempéré

Si on tempère à l'excès, on peut dire qu'il n'y a jamais rien de grave mais que rien n'est anodin non plus.


vendredi 19 novembre 2010

Les Musées d'ailleurs

De retour d'un séjour de cinq jours à Boston, je m'en remémore les meilleurs moments. Ce sont les musées qui me restent en têtes. On y retrouve des choses inertes mais tellement vivantes. Inerte et vivant ne sont pas incompatibles. Tout d'abord, le Isabella Stewart Gardner Museum abrite des trésors tels des Titian, Matisse, Vermer et Rembrandt. L'image de la grande voyageuse, Isabella, est peinte par John Siinger Sargent, son ami. C'est la maison d'Isabella Stewart qui est devenu un musée, on y visite les pièces, remplies des collections qui sont partout; sur les murs, les plafonds, les meubles... Une cour intérieure avec jardin qui se transforme au fil des saisons nous émerveille. J'aurais aimé lire la biographie de la mystérieuse aventurière mais plus une copie n'était disponible à la boutique.

C'est au musée des beaux arts que j'ai trouvé un guide qui me donnera quelques indications sur sa vie. J'ai aussi trouvé un recueil de lettres que lui avait envoyé son grand ami, Henry James.Bien que j'ai été déçue de ne pas avoir visité la nouvelle aile réservée à l'art américain (elle était pour l'instant réservée aux membres), j'ai apprécié ma visite au Musée des beaux arts. Plus riche en oeuvres impressionnistes que tout ce que j'avais vu au paravent j'ai été charmée. J'ai aimé la formidable salle remplie de Bouddhas, les expositions temporaires, cells du photographe de mode Avedon et celle du peintre Millet où j'ai vu l'esquisse des Glaneuses. Je regrette d'avoir loupé l'aile qui regroupait les artistes américains. Y retournerai-je?



samedi 25 septembre 2010

La douceur des angles

L’espace de liberté, la cellule d’individualité, la molécule de créativité que l’on apporte à ce monde est de la plus haute importance. Nous sommes l’atome du tissu humain qui donne forme à notre civilisation. J’aspire au calme, à l’intelligence de l’instant présent, à la dédramatisation. Je veux m’inscrire dans un mouvement de changement, de paix et de quiétude.

dimanche 29 août 2010

L'émoi

Musée national des beaux-arts du Québec


C’est au cours d'une récente fin de semaine d’escapade que j’ai visité le Musée National des beaux arts du Québec. Je n’avais pourtant pas une grande attente face à l’exposition temporaire qu’on y présente en ce moment : La Peinture à l’époque de la reine Victoria, mais voilà que je fus tout à fait impressionnée. L’exposition nous plonge autour des années 1880 et évoque des scènes de la vie urbaine des classes bourgeoises, ouvrières ou paysannes, des épisodes historiques, des paysages et scènes animalières un peu comme un reportage d’époque. On gagne à s’enquérir des informations fournies par l’audioguide pour enrichir notre visite. Sans ces suppléments d’informations je n’aurais sans doute pas autant apprécié le tableau qui annonce l’exposition dans toutes les publicités, où l’on voit deux enfants au regard apeuré. Il s’agit en fait de frères, tous les deux princes, enfermés dans la tour de Londres attendant d’être assassinés. Troublant. Il est troublant et émouvant qu’aujourd’hui, la trace de ces deux jeunes victimes donne lieu à une œuvre d’art reconnue et reproduite dans tous les formats et sur tous les média pour vendre une exposition.


J’ai poursuivi ma visite pour parcourir les collections du musée. Je ne me souvenais pas qu’on puisse y voir une œuvre monumentale d’un de nos grands peintres québécois. C’est donc comme dans une collision que je suis entrée en contact avec l’Hommage à Rosa Luxemburg de Jean-Paul Riopelle. L’œuvre fut réalisée à la suite du décès de sa compagne de vie, la peintre Joanne Mitchell. Cette série de tableaux juxtaposés, tel un message codé à la manière des lettres qu’écrivait la révolutionnaire Rosa Luxemburg en prison (1), est d’une puissance colossale. Je l’ai reçu comme un coup d’émoi qui me fit jaillir des larmes.Bien au dessus des mots, la peinture traduit le langage de l’âme.
(1)

dimanche 15 août 2010

Rencontres

Je crois qu’il faut séparer les auteurs en deux catégories : les morts et les vivants. Ceux qui ne sont plus de ce monde nous donnent l’opportunité de lire leur œuvre dans n’importe quel ordre et au moment que nous désirons. Tandis que ceux qui sont vivants nous appellent à le faire dans les plus brefs délais suivant la publication de leur plus récent livre. J’attends toujours avec impatience la sortie d’un livre de Paul Auster ou de Nancy Huston et je n’ai pas l’esprit tranquille tant que je n’ai pas lu leurs dernières parutions. Cette lecture fait office de rencontre avec eux. Je ne me sens jamais déçue si un titre me semble moins bon que les autres et je suis toujours satisfaite d’avoir « côtoyé » un de mes auteurs préférés.

Cette fin de semaine, je rencontre Paul Auster avec délectation.



Membres